Ai bu beaucoup trop. Le gin serpente dans mes veine, se dilue, se trémousse de beaucoup trop d'espace et d'agrément, Un petit gin, un gros gin, des miettes d'alcool qui rendent la vie beaucoup trop facile, beaucoup trop vivable. Des secondes enterrées qui exultes la joie de vivre, le bonheur artificiel, beaucoup trop réel, de ces substances un peu trop nocives. Y a-t-il une autre réalité, une autre mélodie, plus vivante, plus sentie, que ces secondes que l'on crie aux oreilles du mondes entier, "voyez comme je suis vivante, comme j'écorche la surface calme de ce lac que l'on continue à appeler la vie"... Je bois et je boirai toujours, malgré vos regards immondes, malgré vos pauvres soupirs incolores, qui tentent en vain de calmer mes ardeurs, mes cris et mes passions. Quelles poésies ignobles que je tente ici de substituer à mes langoureux regards... Et mon vocabulaire, beaucoup trop absent, parallèle à mon regard, qui se perd dans les méandres infinis de nos esprits inutiles. Des mots, des mots, encore des mots.... Et pour quoi? Tenter, en vain, de se créer un univers viable, une prose d'existence, pour subsister, pour pallier à ces mots que nos parents ne nous auront jamais dit, ces phrases amoureuses que nos amants n'oseront jamais prononcer.
Quelle existence vaine.
Nous aurons beau lire Kafka, Proust et Kundera, écouter Parker, Munder et Stravinski... Des mots et des notes qui restent en suspens dans cette existence stérile, qui crée l'illusion et l'expectative... Vous ne devriez pas, cher ami, chercher trop loin. Car ces hommes, que vous admirez, auront tout au plus, inventé, pour vous, des concepts et des idées illusoires... Des concepts, et des idées illusoires...
J'ai envie de vomir.
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3 étourdissements:
Je veux ton désir et ta plume trempés dans l'essence de la chose
Tu t'es noyée dans l'alcool?
non, je me suis questionnée sur la pertinence du blog... et j'ai statué!
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